par Clémentine ALBA et Stéphanie RODRIGUEZ, ostéopathes D.O.

Introduction

Qui n’a pas été concerné par l’acné ? Que ce soit très légèrement, par une petite éruption, ou de façon plus importante, la plupart d’entre nous ont été touché par cette désagréable affection de la peau.

L’acné est une maladie de la peau, causée par une activité anormalement élevée des glandes sébacées. Certes ce n’est pas une affection grave en soi car elle ne met pas la vie du patient en danger mais elle peut en altérer la qualité par le préjudice esthétique et la souffrance morale qu’elle induit. De plus les traitements peuvent être lourds (antibiothérapie ou traitements à base d’isotrétinoïne), avec de nombreux effets secondaires et des bénéfices parfois transitoires.

En France, cette maladie touche 15 millions de personnes : 75% des jeunes garçons, 50% des jeunes filles, mais aussi 25% des adultes. Très peu d’études ostéopathiques ont été réalisées dans le domaine de la dermatologie alors que paradoxalement les premiers contacts d’un ostéopathe avec son patient sont visuels puis tactiles.

Le présent travail propose donc un traitement ostéopathique de l’acné et évalue les effets de ce traitement sur les lésions cutanées. Nous envisageons deux protocoles différents. L’un neuro-végétatif met en lien la peau et le système neuro-végétatif. L’autre viscéral considère la peau comme un émonctoire et l’acné comme un symptôme de la pathologie d’élimination décrite par le Dr Seignalet. Cette nouvelle pathologie serait l’effet de notre mode de vie contemporain et atteindrait les émonctoires du corps dont la peau. Ses manifestations cutanées seraient l’acné, l’eczéma, le psoriasis ou encore l’urticaire.

Cet article est paru intégralement dans La Revue des Ostéopathes, janvier 2011, n°89, 36-47.
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