Par Elisabeth CALVI, D.O.F

L’article complet est paru dans Les Dossiers de l’Obstétrique, janvier 2009, n°378, 20-23.

Introduction

Chez la femme enceinte, la prise de poids, l’hyperlordose, l’hyperlaxité ligamentaire, et la distension des muscles abdominaux favorisent des contraintes au niveau des lombaires et du bassin (voir schéma 1). Le centre de gravité change en permanence entrainant une augmentation de la lordose et une antéversion du bassin. Les tensions au niveau des ligaments et des muscles du bassin augmentent et altérent la posture. La lombalgie est ainsi un des motifs de consultation les plus importants chez la femme enceinte, surtout pendant le dernier trimestre de la grossesse.

Cependant, les solutions pour la soulager sont assez limitées. Le recours à l’allopathie est fortement surveillé par le gynécologue à cause de nombreuses contre-indications et risques. L’AFSSPAS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) prévient les professionnels de santé que l’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) est contre-indiquée chez la femme enceinte à partir du début du sixième mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée révolues), même en prises ponctuelles. Seul le paracétamol peut être administré durant toute la grossesse. Il faut donc trouver d’autres solutions.

Guerreiro Da Silva et al. (2004 [3]) et Kvorning et al. ont montré que l’acupuncture diminue les lombalgies et les douleurs pelviennes chez les femmes enceintes. Celles-ci pourraient continuer à pratiquer une activité physique et diminuer la prise d’antidouleurs.

Si de nombreux travaux scientifiques existent sur un plan médical, en médecine manuelle ostéopathique, les publications manquent (« Troisième Congrès de Gynécologie Obstétrique et Reproduction, Nice, septembre 2006). L’objectif de cette étude est donc de montrer que la prise en charge ostéopathique de la femme enceinte a sa place dans le domaine obstétrical.

Share →