Par Julie SIMONE, D.O. et Jean-Charles FILIPPINI, D.O.

 

Objectif : en réanimation, la quantité et qualité de sommeil des patients est très altérée par rapport au sommeil physiologique. Le sommeil est un état d’inconscience rapidement réversible alors que la sédation est un état de sommeil non physiologique qui ne permet pas d’accéder aux phases de sommeil réparateur. Notre objectif est d’évaluer l’impact d’un traitement ostéopathique sur le système nerveux autonome et son effet sur les caractéristiques du sommeil de patients hospitalisés en service de réanimation.

Méthodes : dix patients endormis artificiellement, intubés, ventilés mécaniquement et sédatés ont reçu une séance de traitement ostéopathique comprenant des techniques sur les régions céphalique et sous occipitale. Un polysomnographe enregistrait des paramètres électrophysiologiques pour la lecture du sommeil avant et après l’intervention ostéopathique.

Résultats : après le traitement ostéopathique, le pourcentage de sommeil paradoxal REM est augmenté significativement : il passe de 8,0 % à 17,9 % (p<0,05). La diminution des microréveils est proche de la significativité. Les autres modifications des stades du sommeil ne sont pas significatives.

Conclusion : le facteur d’amélioration du sommeil le plus important de cette étude est l’augmentation de la phase de sommeil paradoxal qui est la principale phase de sommeil réparatrice. Il serait intéressant de poursuivre l’étude sur du long terme avec un effectif plus important pour confirmer nos résultats et évaluer l’effet de l’ostéopathie sur la réussite d’une extubation ou la diminution du temps de séjour.

Cet article a été publié dans son intégralité dans La Revue de l’Ostéopathie, novembre 2013, n°12, 13-20.
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