par Emilie HELLOT, ostéopathe D.O

Introduction

« L’expérience est la mère commune des arts et des sciences ; aucune investigation humaine ne peut se prétendre être une vraie science tant qu’elle n’a pu supporter l’épreuve de la démonstration mathématique »Léonard De Vinci (Château du Clos Lucé, Amboise)

C’est sur ce principe énoncé par De Vinci que se base notre étude. L’objectif est de mesurer les effets (activateurs ou modérateurs) de la technique ostéopathique de recoïl sternal.

Cette technique, connue pour agir sur tous les niveaux tissulaires du thorax, s’inscrit parfaitement en tant que technique ostéopathique globale de rééquilibration thoracique, tant sur un plan osseux, musculo-fascial que viscéral (système cardio-pulmonaire).
Bien que son efficacité sur les patients ne soit plus à démontrer, peu de praticiens l’incluent dans leur protocole de traitement car des questions subsistent. Quels sont les effets réels de cette technique sur le patient ? Quelles contraintes inflige-t-elle au système cardiovasculaire lors de la réalisation du recoïl ? Et surtout, sur quels types de patients peut-elle être appliquée, avec un minimum de risques et un maximum de bénéfices ?

recoilsternalLe recoïl est communément considéré comme une technique permettant la relance du système nerveux autonome sympathique. En toute logique, il devrait donc avoir une action comparable sur le système cardiovasculaire du patient, modifiant ses constantes cardiaques. Or on sait qu’une hypersympathicotonie se traduit par une activation réflexe du système parasympathique pour maintenir l’organisme dans les normes physiologiques.

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