par Marie PLAISANT, Ostéopathe D.O.

Introduction

La défaillance de la fonction respiratoire est un problème de santé publique. Les maladies respiratoires (asthme, BPCO, emphysème et fibrose pulmonaire) sont une cause majeure de morbidité et de mortalité en France et dans le monde. Si pour la plupart respirer est un acte inconscient, en cas d’insuffisance respiratoire, respirer devient un effort de tous les instants, qui peut conduire à l’épuisement et au recours à une assistance respiratoire en service de réanimation.

Le système respiratoire est composé de deux parties : l’échangeur pulmonaire et la pompe constituée entre autres, par les muscles respiratoires. Ces dernières années, une potentielle altération de la pompe respiratoire a été évoquée. Il est ainsi apparu, à la lumière de travaux récents, que les muscles respiratoires jouent un rôle important dans la sensation de dyspnée et dans la genèse de certaines décompensations respiratoires aiguës.

La contraction des muscles respiratoires a pour effet essentiel de créer une dépression intrathoracique qui, en présence de voies aériennes perméables et ouvertes, entraîne un déplacement d’air de l’extérieur vers l’intérieur du thorax.

Or l’importance de l’effort généré par les muscles respiratoires dépend des forces qu’ils doivent vaincre : forces résistives ou élastiques. Plus ces forces sont importantes, plus l’effort à fournir pour obtenir le volume courant nécessaire est grand. La transformation de l’effort en un volume dépend donc de la combinaison de ces forces. Les forces résistives sont représentées par les résistances à l’écoulement aérien, les forces élastiques par la cage thoracique et le poumon.

L’Ostéopathie, appliquée à la fonction respiratoire, s’attache à restaurer les mobilités thoraciques (structures osseuses, musculaires et fasciales) afin de diminuer les contraintes mécaniques qui pourraient entraver le bon fonctionnement de la mécanique ventilatoire.

L’objectif de cette étude est de montrer comment des techniques ostéopathiques peuvent améliorer la fonction respiratoire des patients hospitalisés en service de réanimation et soins intensifs, c’est-à-dire de rendre compte des effets à court terme, de techniques ostéopathiques chez les patients en insuffisance respiratoire.

L’intégralité de cet article est paru dans La Revue des Ostéopathes, octobre 2010, n°88, 38-51.
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