par Orsoni Guillaume, D.O. et Leclaire Christiane, D.O.

Introduction

Si l’on considère que la parturition est un phénomène physiologique qu’il importe de ne pas troubler et d’accompagner avec patience mais aussi science, est-il primordial de considérer la délivrance du nouveau-né comme un passage nécessaire ?

Aujourd’hui en France, les parturitions naturelles, dîtes « par voie basse », représentent environ 80% des accouchements ; 20% pour les césariennes (mais ce pourcentage est en constante augmentation). En Europe, le phénomène est relativement identique et nombreux sont les pays dont le taux est proche des 30% en 2009. Dans le monde, certains pays ont un taux de césariennes supérieur à 80% (dans les mégapoles comme la Chine ou le Brésil).

Il ne nous appartient pas de discuter de la nécessité médicale, sociale, voire économique de l’accouchement par césarienne, ni de rentrer dans un « débat » qui oppose le monde médical, mais devant l’évolution très rapide de ce type de parturition, il peut être intéressant d’apporter un regard ostéopathique. De nombreux articles scientifiques font état des problèmes rencontrés par les bébés nés par césarienne. Ils évoquent notamment des difficultés respiratoires parfois majeures et persistantes, des troubles intestinaux au niveau de la flore intestinales qui mettent l’enfant dans une position de faiblesse immunitaire face aux bactéries pathogènes.

L’objectif de ce travail est de rechercher d’éventuelles différences sur le plan ostéopathique entre un bébé né par voie basse et un bébé né par césarienne.

Cet article est paru dans son intégralité dans La Revue des Ostéopathes, janvier 2011, n°89, 8-31.

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