Par Honorine BEDOT GROSSO

L’article complet est paru dans La Revue des Ostéopathes, janvier 2009, n°81, 36-47.

Introduction

La date du terme d’une grossesse a toujours suscité de nombreuses interrogations et est toujours empreinte d’une part de mystère. Même si l’évolution des connaissances physiologiques et technologiques a permis d’établir approximativement un calendrier gestationnel basé sur le jour présumé de la fécondation, la date du terme reste encore débattue. Néanmoins, l’ensemble du corps médical s’accorde sur un terme théorique à 40 semaines aménorrhée (SA) + 4 jours. Il s’agit bien évidemment d’une moyenne qui varie en fonction de nombreux facteurs (ethniques, géographiques, foetaux, nombre de grossesses précédentes…).

Or, très souvent, lorsque cette date butoir et théorique s’avère dépassée, il devient plus sécurisant de vouloir maîtriser les choses et de proposer, voire d’imposer, un déclenchement systématique de l’accouchement sans réelle justification médicale. Le doute persiste concernant la conduite à tenir entre 40 SA plus 4 jours et 42 SA révolues et plusieurs études s’opposent quant au bien-fondé d’une induction artificielle et systématique du travail dans cette période. A 42 SA révolues, les risques de la post maturité supplantent ceux d’un déclenchement artificiel du travail et le recours à ce dernier fait alors l’unanimité.

Notre étude permet d’apporter un éclairage ostéopathique à ce débat médical en se penchant sur les répercussions d’un tel déclenchement sur le nouveau-né (en dehors de toutes pathologies et justifications d’ordre médical).

Notre but est d’établir l’existence et la distribution des complications ostéopathiques périnatales en fonction du mode d’accouchement (artificiel ou spontané), entre la 40 SA + 4 jours et la 42 SA.

Pour ce faire, nous réalisons une étude expérimentale à partir d’un protocole de tests qui évalue l’influence du déclenchement du travail sur le bilan ostéopathique du nouveau-né en terme théorique dépassé (40 SA + 3 jours pour l’étude).

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