Par Bastien BOFF JEANNIN

 

L’article complet est paru dans La Revue des Ostéopathes, octobre 2009, n°84, 30-43.

Introduction

La correspondance organe/vertèbre, malgré une origine et une application souvent incertaine, se présente véritablement comme une notion ostéopathique fondamentale devant être envisagée lors de tout traitement viscéral ou vertébral. Elle illustre parfaitement le concept de globalité du corps humain sur lequel repose l’ostéopathie et pour lequel il est nécessaire d’appréhender chaque patient dans son ensemble.

Pourtant même si cette notion a su démontrer son efficacité dans notre pratique quotidienne, peu d’études y sont consacrées notamment concernant l’influence du côlon sur l’axe rachidien. D’ailleurs les tableaux de correspondances [4, 5, 8] diffèrent les uns des autres en fonction des cultures (Etats-Unis, Royaume Uni, France…) et/ou des points de vue (neurologique, anatomique,…). De même, une technique colique, le plus souvent associé au rachis lombaire, permet également de soulager des dorso-lombalgies [4, 5, 8]. Mais alors comment concevoir la notion de correspondance organe/vertèbre et quelles sont ces voies d’application? Quelle influence peut avoir le côlon sur la mobilité rachidienne ? Le cadre colique répond-il vraiment aux vertèbres allant de la 10ème dorsale (D10) à la 2ème lombaire (L2) ? Certaines techniques ostéopathiques sont-elles plus adaptées au côlon et par extension au rachis ?

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